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L'Euthanasie et la mort digne

L’Euthanasie et la mort digne
Clément TSANGA MBIA

Les débats autour de la fin de l’existence humaine constituent aujourd’hui une des discussions les plus intenses dans le champs bioéthique. Le nombre pléthorique de publications sur ce problème accroît chaque jour considérablement. Ce qui est à l’origine de la création d’une science nouvelle dénommée Thanatalogie (du grec thanatos) que signifie mort. Cette science a pour but d’étudier ce fait indubitable dans la vie humaine. A cela nous allons nous referrer aux articles publiés dans la revue Tribune Médicale avec pour titre la Sociologie de la Mort. Un grand nombre de pays face à ce phénomène grandissant se projete la nécessité d’une nouvelle législation dans laquelle certaines situations autour de l’euthanasie soient dépénalisées. Les grandes avancées que nous avons obtenus dans ce domaine s’observent en Hollande, aux Etats Unis, et dans l’Etat des Territoires du Nord de l’Australie. Le fait qu’il y ait des efforts considérables dans l’avancée de la medecine eradique nécessairement cette pratique?
. Notre démarche s’articulera autour de quatre points. Dans un premier moment, nous définirons le mot euthanasie selon l’Encyclique Evangelium Vitae connaissant déjà son étymologie grecque ce qui nous permettra d’établir une difference avec les autres modes de theurapétie qui se greffent à lui. Dans un deuxième temps nous ferons une réflexion éthique sur la pratique de l’euthanasie. En troisème lieu nous exposerons le problème legal qui jailli de cette réflexion et en dernier lieu nous présenterons quelques alternatives.
Dans l’Encyclique Evangelium Vitae, l’euthanasie est définie comme “une action ou une omission qui par sa nature et dans l’intention cause la mort, avec l’objectif d’éliminer n’importe quelle douleur. L’euthanasie se situe donc au niveau des intentions et des moyens utilisés” (Nº65). Que dire du mot euthanasie? Nous l’avons présenté comme une bonne mort partant de son étymologie grecque. Dans ce sens, nous le retrouvons dans plusieurs textes antiques oú sa terminologie signifiait “une mort sans douleur et dans la paix”. Aujourd’hui euthanasie s’utilise dans differents contextes dont les valeurs juridiques et éthiques sont distinctes. C’est pourquoi il est nécessaire d’établir cette difference afin de mieux cerner notre réflexion et d’éviter toute confusions avec d’autres termes qui lui sont semblables, et dont nous en ferons une presentation dans les lignes qui suivent
Autour du thème euthanasie, gravissent d’autres thèmes tels que:
La Disthanasie qui est une forme de mort mal faite en d’autres termes l’hypertrophie du processus de la mort.
La Cacothanasie est une méthode qui consiste à ôter la vie à un malade sans son consentement. C’est le cas de l’Allemagne Nazi qui appliquait au nom d’une certaine hygiène raciale la Cacothanasie aux personnes qui présentaient des déficiences physiques ou mentales.
L’Orthothanasie se referre à la mort correcte partant de l’étymologie “orthós” qui signifie droit. L’orthothanasie est en quelque sorte un mélange d’euthanasie et de dsithanasie. Dans cette pratique, il est reconnu certaines situations dans lesquelles la médécine peut interrompre un traitement thérapeutique sans toutefois appliquer les moyens pour ôter positivement la vie d’un malade qui le souhaite. Le cas le plus connu dans cette application est celui de Karen Ann Quilan, qui est celui de la non application des thérapies qui pourraient prolonger la vie du patient Karen Ann Quilan. Cette histoire vraie a été redigée et publiée à Barcelone, Espagne en 1978 sous le titre La vraie histoire de Karen Ann Quilan.
De toutes ces pratiques thérapeuthiques, l’euthanasie a son caractère propre. C’est même pourquoi, il est possible de parler de l’euthanasie dans un sens strict. En présentant les différentes formes thérapeuthiques, nous avons omis le suicide assisté. En effet il existe des personnes qui ne se trouvent pas dans la phase finale de leur vie, et donc peuvent continuer à vivre pendant plusieurs autres années encore, mais qui, à cause des problèmes psychologiques qu’elles rencontrent sollicitent la mort. Le suicide assisté est une des méthodes qui se pratique le plus aux Etats Unis, et donc pour ne pas directement parler d’euthanasie, on préfère utiliser le mot assisted suicide que nous assimilons à une aide à l’euthanasie car en réalité le suicide assisté n’est pas l’euthanasie.
Il nous revient maintenant de faire une réflexion éthique sur le fait euthanasique et partant de là poser le problème de son statut légal.
Le problème euthanasique nous demande avant tout quelques précisions afin d’éviter une herméneutique erronée. Ainsi dans un premier temps il convient de se questionner sur le sens de cette demande. Et comme nous l’avons déjà mentionné, il peut s’agir d’une demande dans laquelle le malade est entrain de demander une aide humaine qui ne peut lui être prêter. Dans ce cas d’espèce, nous devons rappeler que la plus part des suicides que nous notons dans notre société beaucoup plus occidentale est due à un cri d’alerte qui est passé dans les oreilles d’un sourd. Notre société étant ce qu’elle est avec sa globalisation, son capitalisme et son égoïsme, il est clair que nous ayons des personnes souffrantes qui ne soient pas écoutées ni aimées. Aussi il est important de savoir si l’allègement des douleurs dont souffre ce malade n’est pas en réalité la véritable réponse à ces demandes. La plus part des medecins nous dira que les attitudes des malades sont différentes quand on les allège une douleur. Il faut aussi tenir en compte le fait que cette demande ne se formule pas au hasard. Elle a toute sa raison d’être surtout si elle reflète la véritable volonté du patient, ou bien si elle est la conséquence d’un état transitoire (agressivité, ou dépression) comme décrit dans les travaux de Kübler-Ross. Et en dernier ressort, passer au crible d’un bon discernement la incontournable faillibilté des résultats cliniques ou médicaux qui peuvent nous amener à considerer une situation comme irrevocable. C’est le cas des faux diagnostics ou des traitements mal suivi, ou simplement un laxisme médical. Pour lui reconnaître son statut, il est opportun de faire une lecture juridique de ce problème à partir de la conception espagnole.
Le problème légal de l’euthanasie se situe beaucoup plus dans la législation interne de chaque pays. Pour le cas de l’Espagne, on retrouve le thème de l’euthanasie dans l’alinea 4 de l’article 149 de son Code Penal de 1995, qui modifie l’article 409 de l’ancien Code Penal. Dans cet article, il est reconnu que “celui qui occasione ou bien coopère avec les actes nécessaires et directes, la mort de l’autre, par demande serieuse et indibutable de celui-ci, dans le cas oú la victime souffrirait d’une maladie grave qui conduise nécessairement à sa mort, ou qui produirait des souffrances permanentes graves et difficiles de supporter, sera puni avec la peine inférieure de un ou deux grades des numéros 2 et 3 signalés dans cet article”. La lecture de cet article met en relief deux peines: d’une part la peine d’induction qui est punie par (un emprisonnement de quatre à huit ans) et d’autre part celle de coopération qui est (sanctionnée par un emprisonnement de six à dix ans, si elle est exécutive et de deux à cinq ans si elle ne l’est pas).
Dans le droit espagnol, le suicide, c’est à dire “la propre mort voulue et exécutée par une personne capable” ne constitue pas un délit. Ce manque de punition pénal au suicide, dans la tradition espagnole est dû selon certains auteurs aux motifs de politique criminelle. D’autres auteurs trouvent son fondement dans l’action collaboratrice de la peine, dans la mesure oú on ne peut menacer avec peine de prison une personne disposée à s’ôter la vie.
Il est important de souligner que le précepte légal fait allusion aux souffrances orchestrées par une maladie grave dont présente un diagnostic irreversible. Pour cela, certaines pratiques euthanasiques comme l’ “euthanasie criminel” reste en marge de ces punitions pénales. A cela aussi peut s’ajouter d’autres types d’euthanasie comme l’ “euthanasie économique” ou “eugénique”, dont le but est d’éliminer les malades incurables ou ceux atteints de graves déficiences physiques ou psychiques ou alors pour des finalités de “purifier une race”.
Ce qui nous fait dire que quelque part l’Etat espagnol admet cette pratique même si elle se veut très implicite.
Tout porte donc à croire que d’une société à une autre, ce thème peut trouver ou non tout son sens. C’est pourquoi il sied aussi de voir quelques alternatives qui dans une certaine mesure peuvent nous permettre d’éviter à tout prix cette pratique.
Nous devons le grand mérite des soins paliatifs à Cecily Saunders qui partant de son expérience d’infirmière pendant la deuxième guerre mondiale va fonder à Londres deux cliniques à caractère curatif différentes de the homes for the dying (la maison des agonisants) ou the hospitals of incurred (les hopitaux des incurables) qui existaient à cette époque. Son oeuvre va connaître un plein succès au point oú elle va s’étendre un peu plus tard aux Etats Unis, et de là, ce modèle trouvera sa lettre de noblesse. Ceci dit grâce à Cecily Saunders, nous aurons une pléthore de personnes se formant dans l’accompagnement des malades et l’acharnement thérapeutiques. Des personnes capables d’accompagner un malade du point de vue moral, psychologique et spirituel.
Cette nouvelle forme d’accompagnement thérapeutique trouvera sa pleine éclosion vers la fin du 20e siècle. Et aujourd’hui dans la plus part des pays développés, la methode paliative est applicable et appliqué dans les centres médicaux spécialisés. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans son processus de promouvoir la science médical définira les soins paliatifs en ces termes: “le soin actif et total des patients dont la maladie ne répond à aucun traitement. Il est fondamental le contrôle de la douleur et des autres symptômes, ainsi comme les problèmes psychologiques, sociaux et spirituels. L’objectif du soin paliatif est l’obtention de la meilleure qualité de vie pour le patient et sa famille. Dans ce sens il est à noter que plusieurs aspects des soins paliatifs sont aussi appliqués dans le processus d’une maladie unie au traitement anticancereux”.
Les soins paliatifs sont donc le mode par excellence pour accompagner un malade peu importe sa maladie. Car ils ne permettent pas d’ôter la vie à un malade sinon lui offre une certaine assurance et le prépare à une espérance non vaine. C’est ainsi que la famille du patient pourra aussi trouver dans ces soins un appui pour pouvoir accompagner son malade.

JFvSD

Alors, Clément, si je t'ai compris correctement, tu dises "oui" aux "soins paliatifs" si elles sont contrôlées strictement. Si on utilise l'euthanasie pour tuer personnes qui ne sont pas aimées, pour example des races spécifiques ou pour simplement se débarrasser des "vielleis chers", tu crois que l'euthanaise doit être interdit. Est-ce que ce résumé est correct?

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