EDUCATION POUR TOUS

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DE L’IMPOSSIBLE ET DE LA NECESSAIRE PENSEE DU TRANSFERT

Dans ce texte, Michel Develay montre le rapport entre le transfert et l’apprentissage. Autrefois, on cherchait à développer la mémoire par des activités telles que la récitation. Mais aujourd’hui, ces activités ou ces pratiques éducatives ne développant que la soumission sont révolues parce qu’elles ne forment pas l’esprit critique. Actuellement, la réflexion psychologique et pédagogique n’est plus tournée vers la mémoire, mais plutôt vers le transfert. Et en s’intéressant à la question du transfert, on s’ouvre à l’entendement.
Le transfert est « la capacité à réutiliser une habileté acquise dans des contextes différents ». Toute fois, le transfert n’est pas seulement à déplacer une habileté c’est aussi la transformer ; le transfert ne correspond donc pas à une situation passive de réemploi, mais plutôt à une situation active de reconstruction. Il s’agit de « faire autre chose ailleurs avec ce qu’on possède déjà ». Et l’école est le lieu où l’on apprend aujourd’hui pour pouvoir transférer demain et ailleurs. En effet, se sont les connaissances acquises dans le passée ou à l’école qui nous aide à construire quelque chose de nouveau dans d’autres contextes. C’est donc dire que l’apprentissage est indissociable du transfert. Cependant, transférer n’est pas un acquis, uns simple adaptation mais plutôt une construction.
C’est pourquoi, il n’y a pas de transfert sans apprentissage du transfert. Il est nécessaire que le sujet fasse preuve d’esprit critique par rapport à ce qu’il apprend. Cela s’explique par les notions de décentrement et de décentration chères à Piaget, exigeant « un dédoublement du sujet qui doit devenir capable de faire et de se regarder faire » à fin de comprendre comment on a appris et à confronter les situations diverses. « Transférer, c’est être capable de se lier et de se délier à des contextes, à des personnes, à des situations ». C’est aussi « s’impliquer et se dé impliquer ». C’est se dédoubler. Et pour travailler le transfert avec les élèves, Michel Develay propose d’éveiller en eux cette lucidité pour pouvoir se confronter à des situations diverses. C’est les amener à proposer des sujets-problèmes à résoudre à fin de les aider à « distinguer l’essentiel de l’accessoire ». Travailler le transfert avec les enfants c’est donc les aider à se distancier des situations qui leurs sont proposer à l’école à fin de ne pas être figés dans ce qu’ils ont appris.
En définitive, selon Michel Develay, « le transfert, c’est l’apprentissage ». On transfert pour apprendre, on ne transfert pas après avoir appris. Ainsi, à même tant qu’on apprend une notion, on apprend à la transférer. Cependant, il ya la difficulté à envisager le transfert comme apprentissage parce qu’il existe toujours des nouvelles situations, de nouveaux contextes où l’on est amener à transférer ce qu’on a déjà appris. C’est pourquoi, on ne peut jamais dire qu’on sait définitivement transférer une habileté apprise. Il faut comprendre à cela qu’il n’y a pas de terme au transfert, ni un apprentissage déterminé tout comme il n’y a pas de terme à la connaissance car comme le dit Michel Develay, « les théories de l’apprentissage sont aussi provisoires que les théories de la connaissance ».

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