EDUCATION POUR TOUS

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REGULATION METACOGNITIVE, TRANSFERT DE CONNAISSANCES ET AUTONOMISATION

La métacognition comporte deux aspects qui semblent bien distincts. D’une part les méta connaissances qui concernent tout ce que le sujet sait sur la manière d’apprendre, la façon de mieux effectuer une tâche cognitive et les stratégies efficaces pour réussir. D’autre part, la métacognition s’intéresse au contrôle par l’élève de ses propres démarches cognitives. Il s’agit à ce niveau de la régulation métacognitive c’est-à-dire de la manière concrète par laquelle le sujet réadapte ses procédures en fonction de leurs effets constatés afin de mener à bien ses apprentissages. En effet, pour assurer le progrès de l’amélioration du transfert des connaissances, l’activité pédagogique fait recourt à la métacognition. Cette dernière mène l’élève à savoir comment il étudie de façon que muni de cette sorte de clé universelle, il soit capable d’utiliser ses acquis dans des contextes nouveaux et variés.
Par ailleurs, la régulation métacognitive se fonde sur trois opérations mentales assez accessibles en classe à savoir : l’anticipation (prévoir un plan d’action), le contrôle (vérifier que les actions en cours mènent au résultat anticipé) et l’ajustement (revoir ses démarches en fonction du résultat du contrôle). Cette régulation réfléchie se révèle très proche des activités proposées dans le cadre scolaire et plusieurs autres recherches. Cependant, ce qui permet une conduite réfléchie des démarches ce sont les situations suffisamment riches, ouvertes et complexes que l’enseignant propose aux élèves. Le second élément déterminant apporte une canalisation précise des séances d’activités pédagogiques du passé ; ceci par leur comparaison, et leur reformulation afin d’en extirper des outils d’aides à la régulation réfléchie pour un réinvestissement dans de nouvelles activités.
Le développement ou l’amélioration de la métacognition dans l’activité pédagogique se coordonne par trois accès suivant une démarche intellectuelle plus réfléchie dont, le premier correspond aux situations de réglages actifs, le second accès à la régulation métacognitive afin de faciliter l’intersubjectivité à propos d’un problème à résoudre. Quant au troisième, il permet la conduite ou l’insertion de l’élève à l’usage de diverses modalités de symbolisations de son activité.
Notons au total que c’est au terme de ces processus que l’on peut distinguer un élève dont la métacognition n’est pas améliorée de celui qui en a amélioré la sienne par un ensemble d’efforts conjugués par l’enseignant. Grâce à l’instauration des groupes de besoins, motivés par un stimulus approprié ou par l’organisation des régulations métacognitives. Cette régulation métacognitive bien améliorée favorise le transfert des connaissances, des démarches et l’autonomisation dans l’activité pédagogique.

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