EDUCATION POUR TOUS

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La pédagogie de la rupture face à la pédagogie traditionnelle africaine

Bachelard a bâti sa théorie éducative sur un savoir épistémologique. Son objectif était d’amener l’élève à rompre avec les savoirs empiriques qui constituaient un obstacle dans son processus d’apprentissage. Quels apports pouvons-nous avoir aujourd’hui en Afrique à partir d’un tel système ?
Le système bachelardien aide à comprendre notre tradition ancestrale qui jadis était un héritage réservé à un groupe d’initiés. Aujourd’hui rien n’est plus un secret pour personne, nos chercheurs africains, occidentaux et camerounais ont fait d’énormes efforts pour mettre au grand jour certains éléments de la culture africaine. C’est ainsi que s’interrogeant sur les Funérailles en Afrique Noire et particulièrement en pays Bamiléké, les Abbés Marcus Dogmo et Michel Kouam, prêtre du diocèse de Bafoussam et par ailleurs professeur à l’Université Catholique de l’Afrique Centrale dans leur ouvrage Mort et Funérailles en Afrique Noire, Quelles significations aujourd’hui ? Faut-il en parler comme d’une Tradition de gaspillage ?, (Yaoundé/Cameroun, Ed. Terroirs, 2007) vont chercher à redécouvrir la spiritualité qui se cache derrière la célébration des funérailles et comment elle travaille de l’intérieur l’homme Bamiléké. A côté de cette première orientation, ils ont confronté les conceptions des phénomènes de vie et de mort chez nos grands parents en rapport avec la modernité et la religion chrétienne. Bien d’autres réflexions ont été menées dans ce sens, c’est le cas du travail de fin de cycle de philosophie de Clément Tsanga Mbia, qui portait sur une réflexion philosophique sur le Culte des Ancêtres chez les Fang rédigé et soutenu à Dakar au Sénégal en 2010 au Centre Saint Augustin affilié à l’Université Pontificale Salésienne de Rome. Eric de Rosny, prêtre jésuite a également fait une bonne recherche sur la pratique de la sorcellerie chez les Douala au Cameroun. Au terme de celle-ci, il a rédigé son célèbre ouvrage les Yeux de ma Chèvre, publié aux éditions Plon Terre Humaine en 1981. Il a été aussi organisé des colloques sur la Justice et Sorcellerie à Yaoundé les 17-19 mars 2005. Bref nous avons tenu à souligner ces quelques exemples qui certes n’épuisent pas les champs de notre argumentation sur les avantages de la science dans l’interprétation de nos pratiques traditionnelles, mais nous montre l’effort de vouloir rationaliser ce qui a toujours été considéré comme mythique et mystérieux.
Clément TSANGA

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