EDUCATION POUR TOUS

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L'identité Personnelle

L’identité personnelle peut se définir comme une vérité apodictique que je tiens de moi comme être humain. C’est ce qui me définit et ce qui fait que je sois moi et non un autre. Cependant je puis dire que je ne me réalise comme personne qu’à partir de l’autre. L’idée que j’ai de moi me vient de l’extérieur, me vient de l’autre. C’est ce que Emmanuel Lévinas matérialise dans sa philosophie de l’altruité en parlant du visage.
De facto dire que l’idée première me vient des autres signifierait que j’appartiens à une famille et c’est d’elle que je suis venu à naître et à vivre au milieu des humains. Ainsi ma vie sera marquée par des étapes qui me feront passer du stade de l’enfance à celui de l’adolescence. Puis de l’adolescence à la jeunesse et de la jeunesse à l’adulte pour terminer ainsi avec l’ancienneté. Dans chacune de ces étapes se développent en moi des mécanismes physiologiques, psychologiques, morphologiques et intellectuels. Pour ceux qui font des collections de photos depuis leur tendre enfance jusqu’à ce jour, ils conviendront avec moi que l’enfant qu’ils ont été est devenu l’adulte qu’ils sont aujourd’hui. Est ce donc dire que nous changeons d’identité? Et si nous reposons cette même question sur le domaine métaphysique, pouvons nous affirmer que l’Être porte des changements?
Nous pouvons bien sûr affirmer que l’être porte des changements mais aussi reconnaître que ce même être ne change pas. C’est d’ailleurs ce qui se passe avec l’homme. Quand un enfant vient au monde, il se développe mais ce qu’il a comme substance en lui et qui l’identifie ne saurait être affecté par n’importe quel facteur que ce soit. Les expériences négatives qui ont marqué notre vie au large du temps n’ont pas changé notre identité mais ont affecté et influencé notre personnalité. C’est pourquoi, il serait opportun d’établir clairement cette difference qui existe entre identité personnelle et personnalité. Je connais des personnes qui ont toujours vécu dans une pression parce que leur enfance n’a pas du tout été facile. Pour ces personnes, il les résulte de croire qu’elles sont avant tout des entités uniques et que la substance qui leur est propre peut les aider à sortir de cette léthargie traumatique. Est-ce possible de dire que, c’est parce que j’ai souffert que je ne suis plus un homme ou une femme? Au milieu des viscissitudes de la vie, puis-je m’affirmer comme individu dôtée d’une identité propre? C’est donc cette inadéquation entre notre Être et notre personne qui parfois nous pousse à croire que nous ne pouvons pas changer et aussi que nous ne pouvons plus voir la vie d’une autre manière. On se limitera à dire: “je ne peux pas changer: Je suis né ainsi” Ces propos auront de poids si et seulement si ces personnes se mettraient en évidence que le “je suis né ainsi” qu’elles emploient se reféreraient à leur identité personnelle. Mais s’il doit se référer à leur personnalité, alors elles n’auront rien compris de ce qu’elles sont véritablement.
Mon histoire peut donc se presenter de deux manièrs manières:
- Ce que je suis réellement: mes sentiments, mes impulsions, mes souhaits, mes nécessités, mes idées.
- Ce que je crois être: les images, les significations de ce que je vois, les interprétations, la logique que j’ai.
Le psychologue Fritz Perls désignera ces deux pôles de l’être humain par “chien d’en haut” et “chien d’en bas” respectivement le “moi réel” et le “moi idéal”. La question véritable que nous pouvons donc nous poser est la suivante: Qui suis-je véritablement?
La question du “qui suis-je?” nous amène à penser que nous ne pouvons pas être le “moi réel” sans être le “moi idéal” et vice versa. Nous sommes la composante des deux “moi”. Je n’aurai une idée claire de moi si et seulement si je suis un processus de dialogue constant et cohérent envers moi-même. Fiorini en citant Erikson dit : “chaque âge a un office” et que dans la résolution positive des tâches propres du temps, je m’amuse le plus souvent avec mon futur. Ces tâches que je ne prends pas au sérieux sont:
- Résoudre les vécus qui ont trait à mon corps et à mon sexe et définir les relations avec moi-même de forme amiable. Cela demande donc une auto connaissance de ma personne.
- Découvrir et rencontrer le sentiment et la projection pour la propre vie. Tâche qui fait référence au vocationnel dans un esprit ouvert et qui se note dans l’intense valeur du faire.
- Redécouvrir et résoudre les relations avec le groupe familial originel. Tâche qui se fait plus facilement quand les antécédents se vivent avec satisfaction. Elle se complique quand ces antécédents ont été conflictuels.
De toute évidence, il sied donc dire que le vrai vécu et la découverte du moi passent avant tout par moi et avec moi. Mon identité personnelle est ce qui m’aide à m’affirmer comme personne. Elle est la substance existentielle de mon être et ne saurait être altérer. Il y a donc lieu de toujours se reférer à elle chaque fois que je suis affecté par un changement. Pouvons-nous donc aujourd’hui dire que je suis moi et que je ne serai jamais toi?
Clément TSANGA

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