EDUCATION POUR TOUS

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Ma liberté de choisir

Nous avons tellement peur du changement que changer notre manière d’être pour être en harmonie avec la société nous paraît difficile. Le pire qui puisse nous arriver est lorsque les autres nous imposent une façon de vivre. Cela peut être leur idéologie, leur caprice, leur religion, leur appartenance sociale ou politique et autres. Dans les quelques lignes qui suivent, nous avons choisi de partager avec vous cette une histoire qui est non seulement une histoire de vie mais aussi une histoire de la vie.
Dans un pays vivait un roi dont le pouvoir était sans limite. Au cours d’une de ses balades à cheval, il tomba et se rompi les deux jambes. En dépît du fait qu’il tenait à sa disposition les meilleurs medecins du royaume, aucun d’eux ne pu lui guérir de ses fractures. Pour le reste de sa vie, il devait se servir des béquilles pour se déplacer. A cause de son cynisme et de sa méchanceté, le fameux roi promulga une loi selon laquelle tous les habitants à compter de la date de signature dudit decret devraient marcher en béquilles. Les quelques hommes qui n’obéirent pas à cette loi se virent emprisonné et d’autres ont dû perdre leur vie. Par peur de suivre ces héros de la liberté, la majorité se soumit à la loi.
Dès lors dans tout le royaume commencèrent à porter les béquilles tous les habitants du village. Ce phenomène peu à peu commenca à gagner du terrain au point oú marcher avec les béquilles était devenu une deuxième nature pour les nouveaux nés et les habitants du village. Ceci perdura jusqu’après la mort du dictateur. Un jour un couple du village se fit cette réflexion: “le bébé que nous attendons, quand il viendra au monde, nous essayerons de ne pas lui faire porter des béquilles car nous-même, ne les avons pas portées jusqu’avant la promulgation de cette loi.” Sachant que cette nouvelle décision pourrait avoir des conséquences aussi bien pour eux que pour le nouveau né. Ils essayèrent de demander conseil à leur entourage. Quelqu’uns uns leur révèlerent qu’ils avaient eux aussi penser de la sorte mais au final, ils se rendirent à l’évidence que leurs enfants avaient des os frágiles et ne pouvaient pas tenir debout, alors ils décidèrent de les procurer les béquilles. Ceci amena une fois de plus ce couple à s’interroger sur le comment, ils avaient pu grandir au sein de leur famille sans béquilles. Ils commencèrent à faire des recherches sur la croissance d’un nouveau né et comment se développe les mécanismes morphologiques et physiologiques du corps humain. Pendant leur recherche, ils découvrirent que la croissance et le développement de l’enfant dépendaient de différents facteurs.
- Les facteurs génétiques: la croissance, le poids,…., peuvent être déterminés par des critères héréditaires.
- Les facteurs endocriniens: la thyroïde joue un rôle essentiel sur les cartilages de conjugaison. L’hypophyse, joue un rôle moteur dans la 2nde enfance, elle agît sur les récepteurs périphériques. Les glandes surrénales agissent sur l’anabolisme protidique et les cartilages de conjugaison. Enfin, les glandes sexuelles agissent lors de la puberté.
- Les facteurs nerveux: la croissance est régulée par l’hypothalamus, qui stimule l’hypophyse qui va sécréter des hormones responsables de la croissance.
- Les facteurs environnementaux: le soleil, l’air pur, une alimentation équilibrée jouent un rôle aussi capital dans le bon développement pondéral de l’enfant.
Et aussi que la croissance staturale de l’enfant n’avait rien avoir avec les béquilles mais qu’elle se développe à partir de La courbe de la taille et évolue progressivement de 0 à 4 ans. Ici l’enfant double sa taille de naissance. Cette courbe permet d’apprécier l’histoire sanitaire et nutritionnelle de l’enfant depuis sa naissance car elle est liée à la nutrition et à l’hérédité. Il faudra faire une différence ici entre les filles et les garçons.
Fière de leur recherche et de leur découverte, le couple se dit. Avant, nous n’avions pas d’éléments suffisants pour comprendre le développement du corps humain. Nous croyons qu’aujourd’hui tout est à porté de notre main et il ne nous reste plus qu’à appliquer cela avec notre future progéniture. Donc finis les ténèbres qui envahissaient notre mémoire, finis les dogmes et la superstition. Aujourd’hui et plus que jamais, nous allons revenir à la norme et inviter tout le monde à se débarasser de ces béquilles qui continuent à peser sur nous.
Quelques mois plus tard, vint au monde le bébé de ce couple. Ils choisirent de l’éduquer sans béquilles et quand arriva le moment de se déplacer seul, il le fit connaître la société. Cela fut une grande surprise pour les gens du royaume de voir un enfant se déplacer, courir, sauter et danser sans béquilles. Contrairement à eux qui ne pouvaient pas le faire du fait de leur condition. Beaucoup demandèrent donc à rencontrer ce couple fameux et héroïque pour demander comment sortir de ce carcan du mutisme. D’autres par contre, très radicalistes s’insurgèrent contre eux et voulurent même mettre à mort ces héros. Nuiteté le peuple tout entier, cela aurait été possible. C’est ainsi que peu à peu, tomba la règle des béquilles et le royaume put se délivrer de cet esprit dictatorial et influençant qui prévoyait dans toute la cité.
Peter Joseph, psychologue contemporain afin d’éviter aux individus de subir l’influence de la société écrira: “sois obéissant, étudie, travaille, marie-toi, aie les enfants, regarde la télévision, fais tes achats et au-delà de tout, ne questionne jamais sur ce qui t’a été dit et sur ce que tu dois faire”. Il est toujours facile d’accuser les autres et plus difficile de reconnaître nos tords. Nous aimons dire: “c’est à cause de lui que je suis dans cette situation”. On ne se pose jamais la question. Et ma liberté de choisir? oú est ce que je la place? Sommes nous encore capables de dire face à un système corrompu, moi je n’y entre pas? Sommes nous capables de perdre nos vies au détriment d’une contrainte morale qu’on veut nous faire subir? Ce sont des questions fondamentales et capitales qui touchent notre liberté de choisir.
Que dire en définitive? N’est ce pas cette société qui a sa manière de penser, de vivre, d’idéaliser la vie qui continue à influencer sur notre vécu quotidien? Et s’il nous revenait la liberté de choisir, que choisirions-nous? Sommes nous conscients que depuis toujours nous avons été homme et femme libres?
Nous pensons donc qu’au lieu de fuir les responsabilités ou au lieu de les faire porter à autre une personne, nous devons apprendre à les assumer et les conjuguer au “JE” et non au “LUI”. Ne jamais renoncer devant un bien que nous devons faire. A ce sujet, Jiddu Klrishnamurti dira: “Nous formons une part de la société aussi malade au point oú ceux qui veulent la rendre malsaine sont appelés hommes rares et ceux qui sont sains sont taxés de fous”. Suis-je prêt à être taxé de FOU?
Clément TSANGA

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